PARC ET FONTAINES

LA FONDATION

Les origines
une histoire séculaire

Le château est érigé par la famille de Vinsons vers 1480, sous le règne finissant du roi Louis XI.
Á l’aube de la Renaissance, l’architecture du château est encore fortement influencée par le gothique flamboyant.

C’est la façade nord, qui révèle le style initial de la construction, à l’exception des bâtiments flanqués de part et d’autre.
La lucarne de gauche, élément majeur de la composition, est un somptueux témoin d’une architecture médiévale à son apogée. Placée dans l’aplomb d’une travée de fenêtres, elle se découpe sur le fond sombre des ardoises du toit. Les ornementations sculptées d’inspiration florale, chou frisé et crochets des petits pinacles, accrochent l’azur du ciel.
La seconde lucarne, de style renaissance, contraste par sa rigueur classique et souligne, sans porter atteinte à l’harmonie de l’édifice, la dissymétrie architecturale d’une construction qui a traversé cinq siècles d’histoire.

LE NOM

Beaulon
Une propriété familiale

Erigé en 1480 par la famille de Vinsons, le château entre en 1510 dans le patrimoine de la famille de Beaulon dont il a conservé le nom.

D’importants travaux sont réalisés : la lucarne renaissance de la façade nord et l’escalier monumental dit « à l’italienne » orné de bustes romains dont la tour constitue l’élément central de la façade sud qu’elle domine.
Entre 1543 et 1574, propriété de François de Beaulon conseiller du roi Henri II, puis de Hélie de Beaulon, il entre au début du XVIIème dans la famille de Nesmond pour y demeurer jusqu’en 1712. Par alliance, se succédèrent au cours des ans les familles de Bigot, de Bremond d’Ars, de la Porte.

UNE TRADITION

Les évêques de Bordeaux
Leur influence

Au XVIIème siècle, héritier de Beaulon Monseigneur de Nesmond, évêque de Bayeux et conseiller du roi Louis XIV, met le château à disposition des évêques de Bordeaux. Ceux-ci vont avoir une influence déterminante sur son vignoble.
En effet, lorsqu’ils prennent possession de Beaulon, ils trouvent un vignoble exclusivement destiné à l’eau de vie et souhaitent, à partir de leur propres vignobles, retrouver la richesse et la qualité des vins de Sauternes qu’ils apprécient tant.

AUJOURD'HUI

Une passion
Le culte de la qualité

C’est en 1965 que Christian Thomas acquiert le domaine et lui redonne sa vocation familiale ; soucieux de la préservation du patrimoine, il demande la protection du château comme monument historique, qu’il obtient en 1987.
Il entreprend des campagnes de restauration sur l’ensemble du château et porte une attention toute particulière sur l’embellissement et l’extension du vignoble.

LE PIGEONNIER

Un privilège
Droit coutumier féodal

Au nord-ouest du château, le pigeonnier rond est daté de 1740. C’est encore à cette époque un privilège seigneurial de posséder un pigeonnier.

Il est couvert d’un toit conique en tuiles plates de terre cuite. Á l’intérieur son échelle tournante permet d’accéder à l’un des mille cinq cents nids ou boulins. Ils sont carrés et en pierre au niveau inférieur ; en partie haute, ils sont ronds et réalisés avec des poteries de la Chapelle des Pots célèbre au XVIII s.

LE PARC

L'écrin du château
Jardins ordonnancés et pelouses plantées

En arrivant au château, le visiteur est accueilli par un vieux frêne. Son feuillage en contre-jour et son ombre portée au sol, met en valeur les parterres dont on aperçoit la lumineuse verdure des pelouses et l’intense coloration des massifs floraux.
Le micro climat si favorable au vignoble permet aussi pour ce parc d’agrément, la plantation de bananiers venus des tropiques. Exposés au sud, ils sont situés à la croisée des allées qui mènent au château et descendent aux Fontaines Bleues.
Entre la façade nord du logis et le pigeonnier s’étend en demi cercle un parterre ponctué de massifs et conifères taillés. Au centre de l’hémicycle une gracieuse sculpture, allégorie de la vigne, veille à la sérénité de l’endroit.
Le promeneur empruntera, indifféremment au gré de son humeur, les allées descendant vers le sous-bois qui abrite les Fontaines Bleues. Avant d’arriver à l’orée du bois, le visiteur apercevra le chai de mise en bouteille du château et aura humé les senteurs du Jardin Bleu et des essences végétales qui jalonnent la promenade.

LES FONTAINES

Les Fontaines Bleues
Sources naturelles au bleu surnaturel

Cachées au cœur d’une futaie romantique, les eaux bleues irréelles des Fontaines apparaissent en résurgences, nommées Miroir des Fées, Fontaine de la Main Rouge, Fontaines Sereines…
Un réseau de petits canaux fait communiquer les bassins entre eux et le flux qui le parcourt ridule imperceptiblement la surface de l’onde.
D’un ponceau à l’autre, le chemin de la découverte de cet univers onirique passe prés d’un platane ; la taille de sa souche fait lever les yeux du promeneur qui prend alors conscience des vertigineuses dimensions de ce témoin de l’histoire des hommes et complice de la magie des fées.